Lois hongroises sur la propriété : ce que les citoyens non membres de l’UE doivent savoir avant d’acheter #
En tant que citoyen non membre de l’UE, l’achat d’une propriété en Hongrie implique des réglementations et des procédures spécifiques. Voici un aperçu détaillé :
1. Acquisition de propriété #
Règle générale : Les citoyens non membres de l’UE ont généralement besoin d’une autorisation de l’autorité gouvernementale compétente (le bureau du gouvernement du comté (‘kormányhivatal’) compétent pour l’emplacement de la propriété) pour acquérir un bien immobilier en Hongrie.
Base juridique : Cette exigence découle de la loi LXXVI de 2007 sur l’acquisition de biens immobiliers par des étrangers (A külföldiek ingatlan szerzéséről szóló 2007. évi LXXVI. törvény).
Exceptions : Il existe quelques exceptions, comme l’héritage d’un bien.
2. Le processus d’autorisation #
Candidature : Vous devez soumettre une candidature au bureau du gouvernement du comté compétent.
Documents requis : La demande nécessite généralement :
- Preuve d’identité (copie du passeport).
- Description détaillée de la propriété (adresse, numéro de cadastre).
- Contrat d’achat (ou accord préliminaire).
- Déclaration d’intention (pourquoi vous voulez acheter la propriété).
- Preuve de ressources financières (relevés bancaires, etc.).
- Certificat de casier judiciaire (PCC) de votre pays d’origine, traduit en hongrois.
Processus d’examen : Le bureau du gouvernement examine la demande, en tenant compte de facteurs tels que la sécurité nationale et les intérêts économiques.
Chronologie : Le processus peut prendre plusieurs mois.
Problèmes potentiels : L’autorisation peut être refusée si l’achat est considéré comme ayant un impact négatif sur les intérêts nationaux.
3. Types de propriété #
Résidentiel vs. Commercial : Les règles s’appliquent aux propriétés résidentielles et commerciales.
Terres agricoles : L’acquisition de terres agricoles par des étrangers est fortement restreinte.
4. Diligence raisonnable #
Conseils juridiques : Il est fortement recommandé de demander l’avis juridique d’un avocat hongrois expérimenté en droit immobilier.
Vérification du registre foncier : Vérifiez toujours le titre de propriété au registre foncier (Földhivatal) pour vérifier la propriété et toute charge existante (hypothèques, privilèges, etc.).
Enquête technique : Envisagez une enquête technique pour évaluer l’état de la propriété.
5. Contrat d’achat #
Contenu : Le contrat d’achat doit inclure toutes les conditions essentielles, telles que le prix d’achat, le calendrier de paiement, la date de clôture et les conditions suspensives (par exemple, l’obtention de l’autorisation du gouvernement).
Langue : L’accord doit être en hongrois et, si nécessaire, traduit dans votre langue maternelle.
6. Taxes et frais #
Taxe d’acquisition : Une taxe d’acquisition de propriété (vagyonszerzési illeték) est payable par l’acheteur. Le taux standard est généralement de 4 % de la valeur de la propriété.
Autres frais : Les autres frais comprennent les frais de notaire, les frais de registre foncier et les honoraires d’avocat.
7. Implications en matière de résidence et de visa #
Propriété : La possession d’une propriété ne vous accorde pas automatiquement le droit de résider en Hongrie.
Permis de séjour : Si vous avez l’intention de vivre en Hongrie, vous devez demander un permis de séjour pour d’autres motifs (par exemple, emploi, études, regroupement familial ou autres fins définies par la loi hongroise sur l’immigration).
8. Considérations importantes #
- Barrière linguistique : Naviguer dans les processus juridiques et administratifs peut être difficile sans compétences en langue hongroise.
- Différences culturelles : Soyez conscient des différences culturelles dans les pratiques commerciales.
- Professionnels réputés : Travaillez avec des agents immobiliers, des avocats et des notaires réputés.
9. Ressources utiles #
- Administration fiscale et douanière nationale (NAV) : https://www.nav.gov.hu/en
- Site officiel du gouvernement hongrois : https://www.gov.hu/en
Avis de non-responsabilité : Les lois et réglementations sont susceptibles de changer. Il est essentiel de consulter des professionnels du droit pour obtenir les informations et les conseils les plus récents.